Staring at the sea, standing on the beach
J’ai eu l’idée d’aborder le thème de la jeunesse : j’ai eu envie de suivre un groupe de jeunes adolescents (entre 16 et 18 ans) et proposer mon ressenti sur ce que pourrait être leur vie à Deauville ; faire ressortir un certain désœuvrement général. Au vu de mes premières déambulations sur place, Deauville m’a semblé́ être une grande cité balnéaire où les résidences secondaires représentent un fort pourcentage. En découle selon moi, une cité désertée et silencieuse hors saison, presque fantôme. J’allais montrer cette facette de la ville, retranscrire cette sensation de vide et d’attente qui transpire des lieux et qui déborde sur cette jeunesse vivant là.
Cette vision est peut-être faussée, ou loin de la vérité́, mais c’est un parti pris que j’ai eu envie de développer. Sur ce projet, je n’ai pas cherché́ forcément une vérité́ informative, ce n’est pas un reportage ou un documentaire, mais plus un travail d’auteur : ma vision de la jeunesse (idéalisée, personnelle, comme je me l’imagine).
Je suis sensible à l’univers de réalisateurs de cinéma tels que Larry Clark, Gus Van Sant ou encore Jim Jarmush. J’ai voulu aller vers ces directions : gratter le vernis de la ville, des façades et révéler la rugosité́ des sentiments, des rapports humains. Tout en gardant une poésie, laissant l’étrangeté́ surgir si elle est là, en contre point.
Après des études d’analyse et de politique économique, Chau Cuong Lê prend le temps de voyager. Un temps écrivain public, puis employé au Samu Social, il se forme en 2003 au photo-journalisme à l’EMI-CFD (Paris). A la sortie, il co-fonde le collectif BaSoH et prend part à des projets divers : reportages pour le Secours Catholique, traitement des 20 ans de la chute du Mur de Berlin, couverture des Forum Sociaux Européens à Paris et Londres, ateliers photos dans les écoles… L’aventure collective prend fin en 2009.
Aujourd’hui, il partage son temps entre les commandes publicitaires et corporate, et les reportages pour la presse. Parallèlement, il développe des projets personnels autour de la notion d’intimité et de liens familiaux, s’interroge aussi sur la notion d’attente, de temps suspendu.
Il est membre du Studio Hans Lucas depuis 2015, coopté par Wilfrid Estève.
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