Liberté et claquements de sabots
Deauville… tout était parfait. Les maisons manucurées, les foules de personnes aisées, les enfants gâtés se pavanant dans la soie, les chevaux à l’aube sur la plage, la marina et la mer, puis le grondement sourd de la solitude une fois le weekend passé. Pour évidence les vieillards traînant les pieds, seuls, dans les rues esseulées. Ce sont les habitants de cette ville cultivée, chic et gracieuse au bord de la mer. Le temps près de l’océan semble être éternel, mais la montre est dévorée par le vieillissement et le temps. Les bâtisses restent comme un robuste témoignage de valeur tandis que les personnes viennent et partent, vivent et meurent. Puis elles sont emportées par la mer dans cette vague temporelle du moment significatif de la vie.
Avec cette idée en fond et l’odeur des chevaux et de la richesse, j’ai cherché les fermes d’élevage avec l’ancienne élégance toute désignée. D’une certaine manière l’odeur de fumier et de semence surpassait toute l’implicite civilité parfumée dans la ville. Les flancs et croupes des étalons ont mis à nu la jument enfouie en moi. J’ai tremblé face à la beauté des races et j’ai symboliquement déplacé le foin avec les palefreniers. J’ai pris des photos de ce qui me semblait essentiel à la culture de Deauville et ses alentours.
Je ne peux être que reconnaissant de cette expérience et d’avoir pu façonner la poésie de l’image pour l’héritage de la ville. Le festival n’est autre que digne pour tous ceux qui s’y rendent.
Merci de m’avoir fait cet honneur.
En plus de travailler comme photographe professionnel depuis plus de cinquante-cinq ans, Larry Fink a présenté des expositions personnelles au Museum of Modern Art de New York et au Whitney Museum of Modern Art entre autres. Il a reçu le «Best of Show» pour une exposition organisée par Christian Caujolle au Festival de la photographie d’Arles en France. Plus récemment, Larry Fink a reçu le Prix Infinity du Centre international de la photographie (ICP) en 2015. Il a également reçu deux bourses John Simon Guggenheim et deux bourses de photographie individuelles du National Endowment for the Arts. Il enseigne depuis plus de cinquante-deux ans aux Etats-Unis.
La première monographie de Larry Fink, les fondatrices Social Graces (Aperture, 1984), a laissé une empreinte durable dans la communauté des photographes. Deux de ses livres les plus récemment publiés figuraient sur plusieurs listes « Best Of » de l’année : The Beats publié par Artiere /powerhouse, et Larry Fink, Composition et Improvisation publié par Aperture. En tant que photographe éditorial, The New Yorker et Vanity Fair figurent parmi une longue liste de magazines pour lesquels il a travaillé.
Début 2017 est publié Fink On Warhol : New York, Photographies des années 1960, mettant en vedette des photographies rares d’Andy Warhol et de ses amis à la Factory, entrecoupées de scènes de rue et de l’atmosphère politique des années 1960 à New York. Toujours en 2017 il publie The Polarities, aux éditions L’Artiere.
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