Klavdij SLUBAN

2019

photographe invité
2019

photographe invité

Deauville entre les pages

Deauville a été source d’inspiration pour de nombreux écrivains, comme pour Georges Simenon avec La Fleuriste de Deauville, la nouvelle inspirée de sa venue à Deauville en 1931. Guillaume Apollinaire qui a séjourné à l’Hôtel de l’Europe, aujourd’hui le Continental, dans Souvenirs de la Grande Guerre et dans La Fête manquée décrit la terrasse de la Potinière et la rue Gontant-Birau. Joseph Kessel a régulièrement sejourné à l’Hotêl Normandy entre 1940 et 1970, et Sacha Guitry relate son séjour à Deauville en 1914 dans Le Petit carnet rouge ; il reviendra en 1956 pour tourner le film Assassins et voleurs qui a la ville pour décor. Françoise Sagan, propriétaire du Manoir de Breuil à Equemauville, grâce à l’argent gagné un soir au Casino, écrit sur Deauville hors-saison dans Des Bleus à l’âme en évoquant son atmosphère de Mort à Venise. Colette, qui a résidé à l’Hôtel Royal pendant les étés 1952 et 1953, raconte ses impressions, entre autres, dans sa correspondance à sa fille.
Le Bar du Soleil, la Villa le Cercle, l’Hôtel Normandy ou l’Hôtel Continental, le Casino, l’Hippodrome, les plages, les cabines, les Planches… sont les lieux qui ont construit le roman de cette ville. Les images présentées ici, accompagnées d’une citation de ces écrivains et d’autres aussi, créent une résonance, plus qu’une illustration, avec les lieux et l’atmosphère de Deauville.

Né le 3 mars 1963 à Paris, Klavdij Sluban passe son enfance à Livold (Slovénie). Il se passionne pour la photographie dès l’adolescence. En 1986, il obtient une maîtrise de littérature anglo-américaine, effectue un stage de tirage noir et blanc dans l’atelier de Georges Fèvre, puis voyage. En 1992, il revient en France et se consacre à la photographie.
Klavdij Sluban voyage successivement dans les Balkans, autour de la mer Noire, en ex-Union-Soviétique, autour de la mer Baltique, dans les îles de la Caraïbe, à Jérusalem, en Amérique latine et en Asie-Chine (par le train transsibérien), Japon, Indonésie-Jawa, Bali, Sulawesi.
De 1995 à 2005, il anime un atelier de reportage avec les adolescents au Centre des Jeunes Détenus de Fleury-Mérogis (Essonne). Henri Cartier-Bresson est venu régulièrement les encourager, ainsi que d’autres photographes tels que Marc Riboud et William Klein.
Depuis 1998, poursuivant ce projet, il travaille de manière similaire avec des jeunes détenus de centres de détention en ex-Union Soviétique.
En 2000, il créé un atelier photographique à Celje (Slovénie) dans l’unique prison pour jeunes détenus du pays ainsi qu’à Krusevac et Valjevo (Serbie).

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