Anne-Laure Maison et Michel Cam

Photographe photo4food 2022
Anne-Laure Maison et Michel Cam

Anne-Laure Maison et Michel Cam, Human Soul à Deauville

Anne-Laure Maison et Michel Cam vivent entre Paris et Brest, à bord de leur bateau-atelier Ilo2.

Après un diplôme de designer despace aux Beaux-Arts de Toulouse et un stage aux côtés d’Helen Mayer et Newton Harrison, Anne-Laure a travaillé en agence darchitecture. Elle décide de se consacrer exclusivement à sa pratique artistique après sa résidence au Pavillon du Palais de Tokyo (2004-2005). Sa dernière série de collages Femme-Maison, questionne l'image de la femme contemporaine, forte, libre et autonome, capable de porter sa propre architecture.

 

Son diplôme des Beaux-Arts de Toulouse en poche, Michel Carn part autour du monde en 2004 à bord de son voilier, des côtes africaines à l’Amazonie en passant par Les Galápagos ou Borneo. De ce voyage initiatique de plus de 15 ans, naît un témoignage photographique, vidéo et pictural retraçant cette expérience de manière quasi-ethnologique.

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Human Soul à Deauville

Plage et divers lieux dans la ville 

Deauville

Depuis 2016, le travail commun dAnne-Laure Maison et Michel Cam se construit au gré de leurs navigations et rencontres. Leur série de portraits intitulée Human Soul vise à établir une résonance avec lAutre et à raconter différentes manières dêtre au monde.

Dans la continuité de leur projet Human Soul, Anne-Laure Maison et Michel Cam nous racontent les rencontres qu’ils ont faites sur le territoire : maître-nageur, épiciers, légionnaire reconverti, bénéficiaires de la Croix-Rouge, médecin…. Les portraits deviennent collages mêlant dessins et photographies, puis viennent habiter l’espace de la ville. Chaque histoire, à l’échelle du lieu, symbolise le lien intime à l’espace.

Anne Charlotte-Moulard

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Anne Charlotte-Moulard

Anne Charlotte-Moulard, Léon a rasé César à Noël

Diplômée de Penninghen et de l'Ecole des Gobelins, Anne-Charlotte Moulard a aussi suivi des cours de réalisation et de direction de photographie, respectivement à l’ENS Louis Lumière et à la Central Saint Martin school de Londres. Elle construit films et photos comme des histoires. L’image, d’abord dessinée dans ses carnets, s'inscrit toujours dans une narration et apparait donc comme un instant saisi au vol. L’univers de la mode, anglaise et française, dans lequel elle travaille depuis 10 ans, lui permet d’apporter un sens du vêtement et de la couleur à ses projets. Ses deux courts-métrages, Early Bird et Thermal, ont été sélectionné et salués dans plusieurs festivals internationaux.

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Léon a rasé César à Noël

Les Grands bains 

Deauville 

Ce projet se présente comme un récit intemporel, intimiste et mystérieux de personnages en quête de sens et d’un nouvel air. Anne-Charlotte Moulard a parcouru le territoire normand à la recherche de lieux et de personnages pouvant incarner des sensations hors du temps. S’articulant comme un ruban de Möbius, auquel le palindrome du titre de son projet fait écho, la série déroule une histoire non-linéaire et fragmentée sur le littoral normand.

Diana Lui

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Diana Lui

Diana Lui, Les Épées de Jeanne. Cartographies des contemporaines de Jeanne dArc

Diana Lui est photographe et cinéaste. Malaisienne d'origine chinoise et pendjabi, étudiante à Los Angeles, puis résidente en Belgique et en France, sa vie en transit a engendré chez elle un profond sentiment de déracinement. Depuis 30 ans, son travail questionne l’identité. L'un de ses projets phares explore l'identité des femmes contemporaines à travers le costume traditionnel en Afrique du Nord, en Asie du Sud-Est et en Méditerranée. Ses recherches les plus innovantes interrogent notre identité planétaire à travers l'exploration de l'homme sur Mars. Ce projet a été rendu possible grâce à la prestigieuse Résidence 1+2 Toulouse. Les œuvres de Diana Lui ont été exposées et font partie des collections d’institutions prestigieuses : Institut du Monde Arabe, Bibliothèque Nationale de France, Guangdong Museum of Art, Shanghai Art Museum, Fototeca de Monterrey au Mexique, Museo de Bellas Artes Caracas au Venezuela et Musée de la Photographie de Charleroi en Belgique.

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Les Épées de Jeanne. Cartographies des contemporaines de Jeanne dArc

Les Grands Bains

Deauville

Diana Lui revisite la figure historique de Jeanne d’Arc de manière contemporaine. Elle a exploré plusieurs communautés de la région en quête de femmes, qui, chacune à leur manière, évoquent la perception actuelle de la légende. A travers son regard photographique, Diana Lui donne ainsi une voix à ces femmes, affirme leurs idéaux et leurs engagements.

Stanislas Augris

Photographe photo4food 2022
Stanislas Augris

Stanislas Augris, La Morsure

Né en 1976, Stanislas Augris étudie la musique à l’American School Of Modern Music et la photographie aux Ateliers des Beaux-Arts de Paris. Son travail photographique nait de l’envie de transformer les lieux urbains du quotidien en tableaux abstraits. En parallèle, il éprouve la nécessité de conserver un lien intime avec le milieu naturel. La vibration des éléments le relie à des thèmes existentiels comme les cycles, l’amour, la mort, la spiritualité. Il en découle des instantanés d’un paysage mental. Impliqué dans le milieu musical, il s’emploie enfin à produire des images destinées à des projets musicaux.  Il est lauréat des Minimalist Photography Awards 2020 dans la catégorie Abstract.

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La Morsure

La plage 

Deauville

Stanislas Augris a arpenté l’estuaire de la Seine, et plus particulièrement la zone portuaire du Havre, à la recherche des points d’impact entre l’architecture industrielle et les éléments naturels. Tout en montrant le monde réel, La Morsure trace en filigrane le paysage mental du photographe.

Georges Rousse

Photographe en résidence 2022
Georges Rousse

Georges Rousse se joue des Perspectives à l’ancien Yacht Club de Deauville

Georges Rousse, photographe et plasticien français, s’est imposé dans le paysage photographique dès les années 80. À neuf ans, il reçoit en cadeau le mythique Brownie Flash de Kodak. Alors qu’il est étudiant en médecine à Nice, il apprend chez un professionnel les techniques de prises de vue et de tirage, puis crée son propre studio de photographie d’architecture. Inspiré à la fois par le Land art et le peintre Malevitch, Georges Rousse investit des bâtiments, y conçoit une œuvre graphique éphémère suivant le principe de l’anamorphose (déformation d'une image à l'aide d'un système optique), puis la restitue en photo grand format. Georges Rousse a exposé en Europe, en Asie (Japon, Corée, Chine, Népal), aux États-Unis, au Québec, en Amérique latine… Il a également participé à de nombreuses biennales à Paris, Venise ou Sidney. Il a reçu le prix de l’International Center of Photography en 1988 et le Grand prix national de la photographie en 1993.

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Perspectives à l’ancien Yacht Club de Deauville

Le point de vue 

Deauville

Pour Planches Contact, Georges Rousse revisite l’ancien Deauville Yacht Club. Présentées au Point de Vue, deux créations inédites seront visibles au côté d’une exposition originale issues d’une sélection d’œuvres de la collection de l’artiste.

« Avec une approche inédite dans sa démarche afin de proposer au visiteur une expérience aussi étonnante qu’intéressante, l’installation extérieure imaginée par Georges Rousse sur l’ancien Deauville Yacht Club restera visible. Le public pourra ainsi venir l’observer, puis aller voir les images auxquelles elle a donné naissance. » Laura Serani

Francesco Jodice

Photographe en résidence 2022
Francesco Jodice

Francesco Jodice, 44 things seen by an alien anthropologist in Normandy

 

Né à Naples en 1967, Francesco Jodice vit à Milan. Après des études d’architecture, depuis 1995, à  travers la photographie et la vidéo,  il explore la ville, le paysage social, les phénomènes anthropologiques urbains. C’est notamment le cas dans la trilogie cinématographique Citytellers et dans sa série The secret traces. Ses projets visent à construire un terrain d’entente entre l’art et la géopolitique. Il présente la pratique artistique comme une forme de poétique civile. Enseignant à la Nuova Accademia di Belle Arti à Milan, il a également compté parmi les fondateurs des collectifs Multiplicity et Zapruder. Francesco Jodice a participé à de grandes expositions collectives telles que Documenta, la Biennale de Venise, la Biennale de São Paulo, la Triennale de l’ICP à New York, la 2e Biennale de Yinchuan, et a exposé son travail au Castello di Rivoli (Turin), à la Tate Modern (Londres) et au Prado (Madrid). Ses œuvres les plus récentes — Atlante, American Recordings, West et Rivoluzioni — explorent l’avenir du monde occidental.

 

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44 things seen by an alien anthropologist in Normandy

Les Franciscaines

C’est à travers les yeux d’un extraterrestre, que Francesco Jodice a choisi de décrypter la Normandie. Son film raconte l’histoire fictive d’un anthropologue extra-terrestre arrivé par erreur sur ce territoire depuis une galaxie lointaine.

« Francesco Jodice ne connaissait pas la Normandie. Il s’interroge sur le territoire comme un extra-terrestre qui débarque. Avec son regard d’auteur, il décrypte une réalité qu’il ne connait pas. En proposant un film de science-fiction, il ouvre le débat sur d’autres manières de regarder le réel et sur l’utilisation de l’image aujourd’hui. » Laura Serani

Omar Victor Diop

Photographe en résidence 2022
Omar Victor Diop

Omar Victor Diop, Odysseia

Né à Dakar en 1980, passionné par la photographie et le design, Omar Victor Diop se destine d’abord à une carrière dans la communication d’entreprise. Il se fait connaitre en tant que photographe aux Rencontres de Bamako en 2011 avec sa première série Le Futur du Beau, dans laquelle il questionne les standards de beauté en transformant les symboles de la société de consommation en accessoires de mode. Omar Victor Diop s’inscrit dans l’héritage de la photographie de studio africaine. Tout en la détournant et en imaginant des mises en scène hautes en couleurs, il porte un regard contemporain et créatif sur le peuple noir. Dans la série Diaspora, il se met lui-même en scène, rejouant des portraits de notables africains ayant marqué l’histoire. Son œuvre prend alors une dimension internationale et commence à être exposée aux Etats-Unis et en Europe. Diop interpelle les spectateurs avec une esthétique optimiste, pleine de fantaisie et multicolore, alliant les arts plastiques, la mode et la photographie. Étudiant à Paris, puis exposé à Arles, au Grand Palais à la Fondation Louis Vuitton, Omar Victor Diop entretient des liens singuliers avec la France.

 

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Odysseia

Le Petit bain

Le jardin François André

Les Franciscaines

Cette série est la première restitution d’une déambulation d’Omar Victor Diop à Deauville. Elle s’étendra sur quatre saisons, en 2022 et 2023, et fera l’objet d’une publication aux Éditions Louis Vuitton dans la collection Fashion Eye, dédiée à Deauville

« Durant cette résidence, mon objectif est de trouver, à travers des recherches documentaires et toutes autres sources d’informations disponibles, des anecdotes populaires ou confidentielles, concernant des personnalités connues ou non et qui, rassemblées et remises en scène par mes soins, racontent Deauville, son faste, mais aussi l’intimité de ses villas, ses chambres d’hôtels, l’envers du décor de ses casinos et établissements de prestige, ses festivals et ses spectacles. » Omar Victor Diop

« Au cours de ses déambulations dans Deauville, Omar Victor Diop, avec son projet Odysseia, réalise des mises en scènes où il est aussi le protagoniste et nous invite dans lintimité de son imaginaire, habité par ses souvenirs d’ enfance au Sénégal. » Laura Serani

Odysseia

Stefano De Luigi

Photographe en résidence 2022

Stefano De Luigi, Zéro

Né en 1964, l’Italien Stefano De Luigi se forme à l’Instituto Superiore de Fotografia de Rome et commence à exercer à partir de 1988. Après sa formation, il travaille au musée du Louvre jusqu’en 1996. Sa vie se déroule entre Rome, Milan et Paris. En 2000, il initie un projet majeur : Pornoland. Il y montre différents studios de films pornographiques autour du monde, dévoilant un monde méconnu et souvent fantasmé. De Luigi s’affirme avec un style éclatant de couleurs, des décors insolites et des visages intenses entre réel et irréel. En 2003, avec Blindness, il met en lumière les personnes aveugles et mal voyantes. Le projet, parrainé par l’agence des Nations Unies World Health Organisation, remporte le WE. Smith Fellowship Grant. La REA Gallery à Paris, le New York Photo Festival, la Fondazione Stelline à Milan ou encore le musée du Palais ducale à Gènes sont quelques exemples des institutions qui ont accueilli ses œuvres.

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Zéro

Les Franciscaines 

« Le projet Zéro de Stefano De Luigi entend traiter des fondements théoriques de l'impressionnisme. Il a sillonné la Normandie sur les traces des peintres impressionnistes, qui ont fait la notoriété de la région dans le monde entier. L’artiste se joue de la matière et de la lumière. Résultat : une revisitation inattendue qui renverse les codes de représentation de lieux figés dans l'imaginaire collectif » Laura Serani


"Si le terme impressionnisme vient de la définition performative du peintre qui traduit ses impressions d'un paysage, d'un événement social ou des traits d'une personne, au moyen d’un geste rapide et de touches de couleurs qui définissent l'atmosphère intime de son ressenti, le sens de ma recherche photographique entend définir visuellement, le moment même où la lumière réfléchie imprime l'image de la scène sur la matière sensible."  Stefano De Luigi

Zéro

Jean-Christian Bourcart

Photographe en résidence 2022

Jean-Christian Bourcart - Blow up Normandie ; Fragments d'une chronologie du hasard

Né en 1960, Jean-Christian Bourcart est un photographe français qui vit entre New York et la France. Il débute comme photographe de mariage avant de passer à la presse. Portraitiste, mais aussi spécialiste des sujets intimistes, il photographie puis filme, de manière clandestine, les bordels de Francfort (Madones Infertiles) ou les clubs échangistes de New York (Forbidden City). En 1993, il coréalise une fiction tournée pendant la guerre en Bosnie (Elvis). En 2004, sa série Traffic montre les New-yorkais coincés dans les embouteillages. Pendant l’été 2005, il projette des images des victimes irakiennes sur les maisons américaines (Collateral). Pour la série, Stardust, il photographie dans les cinémas l’image floue sur la vitre qui sépare la cabine du projecteur de la salle du public. Parallèlement, il réalise des films, dont un long métrage en 2010 (En souvenir des jours à venir). Il est aussi l’auteur d’une autobiographie illustrée et d’un documentaire, Camden, sur l’une des villes les plus dangereuses des U.S.A. Lauréat de nombreux et prestigieux prix, son travail est présent dans les collections du MoMa de New York, de la Maison européenne de la photographie et du Mamco de Genève.

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Blow up Normandie ; Fragments dune chronologie du hasard

Embarcadère

 

Jean-Christian Bourcart dresse un portrait couleur de la Normandie. Il en propose une vision kaléidoscopique à travers des portraits et détails de la vie quotidienne qui évoquent, documentent et interrogent notre expérience humaine du territoire.

« Jean-Christian Bourcart observe et décode les mouvements et les interactions afin de tracer une topographie comportementale. Par de courtes séquences quasi-cinématographiques, il dissèque et triture la scène publique pour en révéler la poésie accidentelle et instantanée. » Laura Serani

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Carolle Bénitah

Photographe en résidence 2022

Carolle Bénitah - La courbe du bonheur 

Carolle Bénitah, photographe et plasticienne, est née à Casablanca en 1965. Diplômée de l’École de la chambre syndicale de la Couture parisienne et de l’École Nationale Supérieure de la Photographie, elle vit actuellement à Marseille. Depuis le début des années 2000, elle utilise la photographie comme moyen d’appréhender les fragilités de la vie. Elle place sa pratique dans le champ de l’intime, se concentrant sur la famille, le désir, la perte, le deuil ou l’enfermement des femmes. Dans Photos Souvenirs, elle transforme des photos personnelles à l’aide de la broderie. Dans Ce qu’on ne peut pas dire et Ce qu’on ne peut pas voir, elle raconte, par l’intervention du dessin à l’encre, le silence des femmes face à leurs désirs. A l’aide de médiums tels que la broderie, l’écriture, le dessin ou encore l’application de feuille d’or, Carolle Benitah déconstruit les apparences, pointe les failles, met en lumière l’invisible, questionne l’identité, exprime l’indicible.

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La courbe du bonheur

Les Franciscaines

 

« Je me plonge dans l’histoire de la ville pour comprendre ce qui fait sa réputation et sa notoriété. Il me tient à cœur de m’imprégner de l’histoire de Deauville afin de trouver un sujet qui résonne avec mes propres préoccupations pour ensuite transformer ces traces du passé et en faire une œuvre aux préoccupations et à l’esthétique contemporaines. » Carolle Benitah